Michaël Gosset
Premier prix de l’édition 2015 de l'Oise en clichés

Deux fois gagnant du concours Oise en Clichés, Michaël Gosset intègre le jury du concours en 2016. Il attend de la photo qu’elle soit non seulement technique, mais surtout, qu’elle raconte une histoire.

Depuis quand faites-vous de la photo ?

La photographie m’accompagne depuis presque toujours. J’ai eu mon premier appareil photo vers l’âge de 10 ans, j’en ai aujourd’hui 38…  A cette époque, c’était encore de l’argentique.

Votre métier a-t-il un rapport avec la photo ?

Non, pas du tout. Je travaille dans l’industrie en tant qu’ingénieur chimiste et  responsable qualité. J’y pense régulièrement mais n’ai jamais osé me lancer professionnellement. Photographe est un métier que je respecte et le numérique pourrait faire croire qu’il est facile de devenir photographe.

Quel type de photo réalisez-vous ?

En dehors de la photo de studio que je ne pratique pas, je réalise tout type de photographies. Même pour des sujets du quotidien, j’accorde beaucoup d’importance à l’esthétique, à la composition et à la lecture que l’on peut en faire. De plus, l’Oise offre un magnifique terrain de jeu pour capturer les différentes beautés du Département. Dans certains cas, j’utilise l’infographie pour affiner mon travail ou faire tout simplement des albums de famille.

Quel matériel utilisez-vous actuellement ?

J’utilise du matériel NIKON : un fidèle boîtier D90 format DX qui reste encore performant malgré ses quelques années avec une poignée d’alimentation MB-80 ainsi qu’un flash SB-700 et les objectifs suivants : 24/70mm f2.8, 70/200mm f2.8 et 50mm f1.4.

Racontez-nous votre cliché 2015.


Ce cliché en noir et blanc fait partie d’une série de photo sur le thème du patrimoine de la guerre et de la transmission d’informations entre ma fille et sa grand-mère. Je l’ai présenté dans la catégorie « Souvenir » et s’intitule « Hier et deux mains ». Il représente les mains ridées d’une dame âgée tenant une vieille photo jaunie d’un soldat (mon grand-père) sur un fond de décor militaire (casque, médaille, documents d’archives).  Je crois que cette image parle d’elle-même et que chacun la perçoit selon sa sensibilité et son histoire. Le titre du cliché est aussi un message pour ne pas oublier et pour que les futures générations construisent leur avenir en ayant conscience de ce passé. C’est une sorte d’hommage à nos anciens, d’une mémoire à protéger.

Que ressentez-vous à l’idée d’être membre du jury 2016 de l’Oise en clichés ?

Je ressens d’abord une grande fierté d’être membre du jury. C’est le signe d’une reconnaissance de mon travail. Ensuite, c’est une expérience qui m’apportera sûrement un nouveau regard sur la photographie.  Une approche totalement différente dans laquelle je me place en tant que spectateur.

J’attends des candidats qu’ils montrent leur talent par la technique mais surtout par l’émotion et l’attachement personnel qu’ils auront mis à faire leur photo.

Quels prix avez-vous remporté ?

Je n’ai participé qu’au concours du Conseil département de l’Oise en 2014 et 2015 et ai été lauréat les deux années. La première fois classé deuxième pour le cliché « Champ d’honneur et champ de blé » qui fait la campagne d’affichage du concours de l’année suivante dans tous les abris-bus du département. La deuxième année, j’ai obtenu le premier prix. Je suis toujours surpris de voir que mes clichés peuvent plaire.