Arnaud Gras
Photographe professionnel à Boran-sur-Oise

Bon vivant, chaleureux, Arnaud Gras est photographe professionnel depuis 4 ans. Il nous parle de ses nombreuses expériences professionnelles mais aussi humaines. Focus sur un autodidacte passionné.

Découvrez son portrait.

Quand et comment êtes-vous devenu photographe professionnel ?

Je suis devenu photographe en 2012 mais d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu faire de la photo, c’est une passion. En 2011, j’ai acheté mon premier appareil et j’ai appris la photographie au fil de mes rencontres. En 2012, je me suis installé à mon compte et quelques semaines plus tard, je remportais le concours photo “Baby Palace Recherche Photographe”, organisé par l’Hôtel de Sers sur les Champs-Elysées, sur les thèmes de la musique et du cinéma. C’est cette expérience qui m’a mis le pied à l’étrier.

Comment avez-vous évolué, d’un point de vue humain et par rapport au matériel photo ?

Les rencontres qu’on peut faire dans ce métier sont enrichissantes. Le partage est fondamental, il n’y a rien d’abouti dans le métier de photographe car chaque rencontre nous enrichit, c’est une histoire sans fin. J’utilise actuellement du matériel pro Canon, mais ça reste un outil à mes yeux. Ce n’est pas le plus important pour moi. Dans ma manière de travailler, j’ai toujours besoin de cerner mes clients. Plus j’arrive à les connaître et meilleur sera le cliché.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

C’était une évidence. J’ai connu différents métiers dans ma vie mais lorsque j’ai commencé la photo je ne me suis posé aucune question. Il m’a fallu atteindre la quarantaine pour me dire « je suis enfin à ma place », et ça vaut le coup.

Racontez-nous quelques anecdotes : votre plus beau souvenir et le plus insolite.

Mon plus beau souvenir c’était en 2015, lors de la remise de mon titre de Portraitiste de France. C’est Claude Fougeirol, un photographe (ndlr : et Meilleur ouvrier de France dans sa catégorie) que j’admire, qui m’a remis mon titre sur scène. C’était important pour moi que ce soit lui. J’estime qu’on ne se construit pas tout seul et il est mon maître-jedi. Je lui suis très reconnaissant pour l’aide et le soutien qu’il m’a apportés au sein de ma carrière.
Pour le plus insolite : j’ai toujours dit à ma femme qu’un jour nous ferions des photos d’elle déguisée en Charlie Chaplin et puis c’est arrivé. Le maquillage était très fidèle au personnage. On a donc fait une série de photos. C’est un peu plus tard qu’un artiste photographe du même nom que moi est tombé sur l’un des clichés et a voulu l’acquérir pour compléter la décoration de sa chambre d’amis. J’ai trouvé ça très sympathique, d’autant plus qu’il ne fait ça qu’avec le travail de photographes qu’il apprécie.

Voyagez-vous souvent dans le cadre de votre métier ?

Oui, je suis amené à voyager et il faut ! En termes d’ouverture, il faut partir à la découverte d’autres cultures, aller voir des expositions, aller à la rencontre des gens, c’est enrichissant, qu’il s’agisse d’un voyage en France ou à l’étranger.

Qu’est-ce qui vous inspire pour saisir le bon cliché ?

Pour saisir le bon cliché, il faut avant tout se faire plaisir, et avant de parler de technique, il faut apprendre à observer les choses, prendre son temps pour bien saisir l’instant authentique. C’est l’œil qui fait le photographe.

Quels prix avez-vous remporté ?

Il y a donc eu “Baby Palace”, mon titre de Portraitiste de France, en 2015. La même année, j’ai décroché une mention honorable à un concours international de photographie, organisé par la convention FIOF Orvieto Fotografia, en Italie. En début d’année 2016, j’ai remporté 3 mentions à l’International Colors Awards. J’ai appris, il y a 3 semaines que le jury de la section photographie du Grand Palais, à Paris, avait sélectionné deux portraits que je leur avais envoyés. Ils rejoindront l’exposition du Grand Palais, en octobre prochain, au milieu d’autres œuvres choisies, celles de sculpteurs, de peintres mais aussi d’autres photographes.
Et enfin, il y a quelques semaines, la FEP (Federation of European Photographers) m’a décerné le titre d’European Photographer pour douze images que je leur avais présentées.

Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui souhaitent se lancer dans le métier ?

Travail, volonté et passion. Il ne faut pas hésiter à travailler, à se former, à écouter les critiques, à se montrer assidu, garder la tête froide, défendre la photo et passer des concours. Cela permet de se remettre en question et d’apprendre l’humilité car il ne faut pas oublier qu’il y a toujours plus fort que soi.

Quelle est votre expérience en tant que membre de jury ?

C’est la deuxième année que je suis jury de l’Oise en clichés et l’année dernière, j’avais trouvé cette expérience très enrichissante. C’est un moment que j’ai apprécié humainement parlant, une très belle expérience. On peut échanger les uns avec les autres : amateurs ou pro – mais je n’aime pas ces termes - on est avant tout des passionnés.

 

Retrouvez Arnaud dans l'édition du 19/20 sur France 3 Picardie.

 

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