Credit photo : Studio Cabrelli

Julien Guedj
Photographe professionnel à Milly-sur-Thérain

Voilà 11 ans que Julien Guedj a fait de la photo son métier. À travers ses portraits de couples mariés, de familles ou d’amis, on saisit toute la profondeur des émotions qu’il perçoit à chaque shooting, de l’instant parfait saisit par son objectif. Il le dit lui-même, c’est l’humain qui l’intéresse.
Portrait d’un photographe qui mise sur l’humain.

 

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Quand et comment êtes-vous devenu photographe professionnel ?

J’ai monté ma boîte en 2005 mais j’ai commencé par faire de la vidéo. C’est en 2010 que j’ai décidé de faire de ma passion de la photo mon métier.

Comment avez-vous évolué, d’un point de vue humain et par rapport au matériel photo ?

J’utilise du matériel pro Nikon mais le matériel n’est qu’un moyen pour moi de parvenir à obtenir ce que je veux lorsque je photographie. D’un point de vue humain, on grandit forcément car je rencontre beaucoup de familles, je fais de nombreux mariages. On y perçoit l’intensité des sentiments ; les émotions sont fortes et j’en suis témoin. Il y a un vrai partage.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

C’est une excuse pour être en contact avec des gens. Les retours que j’obtiens sont incroyables, pour certaines familles cela fait dix ans que je les suis : mariages, baptêmes, etc. Je vois des enfants grandir au fil du temps. J’aime cet aspect-là du métier.

 

Racontez-nous quelques anecdotes : votre plus beau souvenir et le plus insolite.

Chaque mariage apporte son lot de souvenirs et d’émotions et j’essaye toujours de ne pas en être le spectateur mais on ne peut que se sentir touché par les preuves d’amour que l’on entend.
Pour le plus insolite, c’était le 9 juillet dernier, jour de mon anniversaire, je couvrais un mariage et les mariés m’ont offert un gâteau en même temps que leur pièce montée. J’ai trouvé ça très attentionné de leur part, c’est la première fois que cela m’arrivait.

Voyagez-vous souvent dans le cadre de votre métier ?

Si je me déplace en France ou à l'étranger, c'est pour suivre des formations, assister à des conférences. Lors de mes voyages à l’étranger, je suis plus dans la contemplation, je prends très peu de photos, je préfère profiter du moment, le graver dans ma mémoire et me dire que je l’ai vécu, même si je ne peux pas forcément le prouver ensuite.

Qu’est-ce qui vous inspire pour saisir le bon cliché ?

Je ne regarde pas de photos de mariage mais beaucoup de photos journalistiques sur des sites comme The Big Picture (Boston Globe) par exemple. Pour moi, ce sont de précieux témoignages de ce qu’il se passe dans le monde. Et cela m’inspire lors de mes shootings pour saisir un bon cliché.

Quels prix avez-vous remporté ?

Je ne suis pas très concours même si cela m’est déjà arrivé de concourir et cela m’a permis de savoir où j’en étais, de me remettre en question.

Quels conseils pouvez-vous donner à ceux qui souhaitent se lancer dans le métier ?

Avoir du courage et ne pas avoir peur de beaucoup travailler car il ne faut pas oublier qu’on gère une entreprise. J’ai envie de dire également aux futurs photographes de ne pas s’intéresser qu’à la technique, il faut s’intéresser au marketing, à la vente, au commerce pour aider à la faire grandir.

Quelle est votre expérience en tant que membre de jury ?

C’est la 3ème année que je fais partie du jury de l’Oise en clichés et je suis content qu’on me fasse confiance une nouvelle fois. En tant que jury, je peux échanger avec les participants et les autres juges. J’apprécie ce contact.

J’aime aussi être supris et ça a été le cas pour les éditions précédentes avec ce que nous proposaient les participants du concours. Pour certains amateurs, le niveau était bon. De belles photos !

 

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